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Quels sont les médicaments dangereux selon Prescrire et l'ANSM?
Par Julie Saulnier, publié le 04/02/2013 dans L'EXPRESS
La revue médicale indépendante a publié sa liste noire des médicaments. En 2011, l'Agence du médicament avait dévoilé les traitements placés sous surveillance renforcée. L'Express a comparé les deux inventaires. Résultats.

Quels médicaments sont vraiment dangereux ? La réponse varie en fonction des interlocuteurs. Selon Le Guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux, des professeurs Bernard Debré et Philippe Even, 50% des médicaments sont inutiles, dont 5% potentiellement dangereux. La semaine dernière, la revue médicale indépendante Prescrire a publié sa liste des "médicaments plus dangereux qu'utiles" pour lesquels elle demande un retrait du marché. En janvier 2011, en plein scandale sanitaire du Mediator, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait publié sa liste des 77 médicaments placés sous surveillance renforcée. L'Express y avait, à l'époque, consacré un dossier complet.

Nous avons comparé les deux inventaires. Au total, près de 20 médicaments sont pointés du doigt à la fois par l'ANSM et par Prescrire. Ceux-ci disposent toujours d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) mais on peut penser que, faisant en quelque sorte l'unanimité contre eux, ce seront les prochains à être retirés de la vente. Il s'agit, par ordre alphabétique, de:

- Arcoxia (douleur, rhumatologie)
- Champix (dépendances)
- Cymbalta (psychiatre)
- Ferrisat (cancérologie - hématologie)
- Hexaquine (douleur - rhumatologie)
- Januvia (diabétologie - nutrition)
- Ketum gel (douleur - rhumatologie)
- Nexen (douleur - rhumatologie)
- Onglyza (diabétologie - nutrition)
- Pholcodine (pneumologie - ORL)
- Praxinor (cardiologie)
- Primalan (dermatologie - allergologie)
- Procoralan (cardiologie)
- Protelos (douleur - rhumatologie)
- Tysabri (neurologie)
- Valdoxan (psychiatrie)
- Vastarel (cardiologie)
- Zyban (psychiatrie - dépendances)

Parmi le recensement de l'Agence du médicament, figurent par exemple le Di-Antalvic (douleur - rhumatologie) et le Subutex (psychiatrie - dépendances) sans que leur efficacité ne soit remise en cause par la revue médicale. A l'inverse, le Motilium (gastro-enthérite) et le Thiovalone (pneumologie - ORL), entre autres, sont dans le viseur de Prescrire alors que l'ANSM ne les surveille pas avec une attention particulière.
Acupuncture et mal de dos
http://telematin.france2.fr lundi 18 février 2013
Mal de dos et nouvelles thérapeutiques.

Un mal qui touche 1 français sur 2. Outre les médicaments, il existe aujourd’hui des prises en charge alternatives qui ont fait leurs preuves : L’acupuncture mais aussi la mésothérapie. Il s’agit d’agir localement sur la douleur. Nous avons suivi une séance chez un médecin-acupuncteur à Paris.

pour voir la vidéo copier/coller le lien:
http://telematin.france2.fr/?page=chronique&id_article=44114
Le nouveau PainSolv model V est arrivé!
Lancement en France Mai 2012
Le nouveau PainSolv model V est lancé en France depuis mai 2012.

Sa performance est 6 fois plus importante que le PainSolv model IV émettant 800 gauss et par conséquent traitera vos douleurs d'autant plus rapidement. Comme le PainSolv model IV le traitement reste 100% naturel et sans effets secondaires.
La moitié des médicaments ne servirait à rien
MARC PAYET | Le Parisien 13.09.2012
Selon un livre écrit par deux professeurs de médecine, 50% des médicaments sont inefficaces et 5% d’entre eux seraient dangereux. Et, en plus, ils coûtent cher. Leur déremboursement rapporterait 10 Mds€.

Ils lancent un pavé dans la mare dans un pays qui est l’un des plus gros consommateurs de gélules de la planète avec 47 boîtes par personne en 2011.

L’Ordre des médecins préfère garder le silence

D’après cette enquête exhaustive, la moitié des traitements mis en vente en pharmacie serait inutile. Et 5% seraient même très dangereux. Selon leurs calculs, leur déremboursement éventuel rapporterait 10 Mds€ à l’assurance maladie. Trois ans après la crise du Mediator, rien n’aurait vraiment changé. Les deux médecins, réputés pour leur sérieux, attaquent bille en tête les autorités sanitaires, accusées d’inertie, les laboratoires pharmaceutiques, soupçonnés de vouloir vendre à tout prix leurs produits, et les médecins, incapables de faire des ordonnances courtes.

La charge est sévère, même si les professeurs rappellent aussi qu’il existe de bons médicaments! Interrogé sur ce sujet explosif, l’Ordre des pharmaciens a indiqué hier… qu’il ne souhaitait pas s’exprimer mais les autorités sanitaires réagissent. Le professeur Dominique Maraninchi, patron de l’Agence nationale de sécurité du médicament, met en avant la récente réforme qui interdit maintenant l’accès aux représentants des laboratoires des commissions officielles. Mais, malgré ces avancées, peu de produits sont exclus du marché. « Nous les retirons quand il y a des problèmes de sécurité prouvés. Nous l’avons fait pour l’Actos, en juin 2011, prescrit à 250000 personnes, et soupçonné de provoquer des cancers de la vessie », indique le professeur Maraninchi. De leur côté, les laboratoires pharmaceutiques se rassurent en indiquant que, selon un sondage Ipsos de juillet 2012, 84% des Français ont confiance dans le médicament.

Anti-douleurs : Quelle dose pouvez-vous en prendre en automédication ?
Michelle Cooreman, journaliste santé, le 21/05/2012
Seuls quelques anti-douleurs sont en vente libre (sans prescription médicale) en pharmacie.

Quelle dose maximum de paracétamol, d'aspirine ou d’anti-inflammatoires (ibuprofène), pouvez-vous prendre en cas de douleur et de fièvre sans devoir à nouveau consulter votre médecin ?

  • Quelle est la bonne dose d’anti-douleurs ?
  • Le paracétamol : premier choix en cas de fièvre accompagnée de douleur
  • Rôle limité de l’aspirine en tant qu’antidouleur
  • Rôle limité de l’aspirine en tant qu’antidouleur
  • Anti-inflammatoires - ibuprofène : des anti-douleurs efficaces mais…
  • Quelle dose maximum d’anti-inflammatoires en cas de douleur ?

Quelle est la bonne dose d’anti-douleurs ?

Quand la dose d’anti-douleurs prise n’agit pas suffisamment, on va d’abord augmenter le dosage jusqu’au maximum. La personne qui prend systématiquement une dose trop faible va continuer avoir mal et être encline à prendre toujours plus d’anti-douleurs. Ce qui peut constituer le début d’une dépendance aux anti-douleurs.
Une dose trop forte d’anti-douleurs peut être nocive pour le foie et les reins.

Le paracétamol : premier choix en cas de fièvre accompagnée de douleur

Le paracétamol est le premier choix en cas de fièvre et de douleur, par exemple lors d’un refroidissement. Il n’a pas de propriétés anti-inflammatoireset sera donc moins indiqué en cas de rhumatisme articulaire ou de foulure de la cheville.

L’atout majeur du paracétamol est qu’il est bien supporté tant par les enfants que par les personnes âgées.

  • La dose de paracétamol chez les enfants est de 10 à 15 mg par kg de poids corporel par prise, et ce maximum quatre fois par jour.
  • Chez les adultes, la dose maximum est de 4 g par jour. En cas de maladie du foie, il est conseillé d'en consommer moins que cette dose.

ANTI-DOULEURS : QUELLE DOSE POUVEZ-VOUS PRENDRE EN AUTOMÉDICATION ?

Rôle limité de l’aspirine en tant qu’antidouleur

Bien que l’aspirine ait une action anti-douleur et antipyrétique, elle est généralement remplacée en cas de douleur et de fièvre par le paracétamol. Seulement, à forte dose, ce dernier a un effet anti-inflammatoire, mais aussi davantage d’effets secondaires.

Ce qui explique qu’en cas d’inflammation, on préfère un anti-inflammatoire.

De plus, l’aspirine joue un rôle important dans la prévention des maladies cardiovasculaires.

La dose d’aspirine diffère selon son utilisation :

  • 4 g par jour pour les adultes avec douleur et/ou fièvre.
  • 2 à 6 g par jour pour les adultes souffrant d’une inflammation.
  • 75 à 100 mg par jour pour lutter contre la formation de caillots sanguins.
Chez les enfants de moins de 12 ans atteints d’une infection virale, l’aspirine n’est plus recommandée à cause du risque accru de syndrome de Reye, pouvant engager le pronostic vital.

Anti-inflammatoires - ibuprofène : des anti-douleurs efficaces mais…

L’ibuprofène est un anti-inflammatoire en vente libre en dose orale faible.

Les anti-inflammatoires ont des propriétés anti-douleurs, anti-pyrétiques et anti-inflammatoires.

Ils s’accompagnent toutefois souvent aussi d’effets indésirables, plus nombreux et plus graves chez les personnes âgées. Parmi ces effets secondaires, l’atteinte de la muqueuse gastrique, s’accompagnant parfois de saignements, est l’un des plus redoutés.

Les anti-inflammatoires sont dès lors parfois associés à des protecteurs gastriques ou sont enrobés d’une pellicule spéciale de façon à n’être actifs que dans l’intestin. De plus, les anti-inflammatoires affaiblissent souvent l’action des autres médicaments, comme les anti-hypertenseurs.

ANTI-DOULEURS : QUELLE DOSE POUVEZ-VOUS PRENDRE EN AUTOMÉDICATION ?

Quelle dose maximum d’anti-inflammatoires en cas de douleur ?

  • Chez les enfants, la dose maximum contre la fièvre et la douleurest de 1,2 g par jour ; chez les adultes de 2,4 g par jour.
  • Chez les enfants de moins de 6 mois, on calcule la dose comme suit : 10 mg par kg de poids corporel par 8 heures ou 7,5 mg par kg de poids corporel par 6 heures.
  • En raison de la nature des effets secondaires, l’utilisation prolongée d’un anti-inflammatoire est déconseillée.
    Article publié par Michelle Cooreman, journaliste santé, le 21/05/2012

Inquiétudes autour du Tramadol, un anti-douleur
Le Parisien le 25.01.2012 (publié dans la rubrique Société)
Le Tramadol qui remplace le Di-Antalvic fait l'objet d'une surveillance des autorités françaises de contrôle du médicament. Motif : une addiction importante d'une partie des patients. Ce médicament a déjà des effets dévastateurs au Moyen-Orient.

Pour certains, c'est le remède miracle contre la douleur. Pour d'autres, c'est un « poison » qui a ruiné leur vie. La molécule Tramadol, qui existe dans le générique et dans d'autres médicaments (Topalgic, Ixprim...), est un antidouleur dérivé de l'opium dont la consommation est en forte hausse depuis deux ans, suscite de nombreuses inquiétudes. A tel point que l'Afssaps, l'agence française du médicament, a décidé de le placer sous surveillance. Très efficace contre les douleurs au dos ou aux articulations, le Tramadol a des effets secondaires pouvant se révéler très graves : vomissements, désorientation, troubles du sommeil… Surtout, comme tous les dérivés d'opiacé, il peut entraîner une forte accoutumance nécessitant ensuite une période de sevrage.

Premières overdoses en 2010

Autre problème, son usage peut être détourné pour ses effets psychotropes. En 2010, les premières overdoses au Tramadol sont apparues en France. « On m'a prescrit du Tramadol à la suite d'un accident de moto où j'avais eu la jambe fracturée, raconte Teddy, un étudiant lillois de 26 ans. Personne ne m'avait prévenu des effets addictifs, j'ai augmenté les doses et je suis devenu complètement accro. Mon médecin me le prescrivait sans limite. Un jour, j'ai eu un trou noir de plusieurs minutes devant ma télé et j'ai compris qu'il fallait arrêter. Je me suis sevré tout seul, pendant dix jours de cauchemar. »

C'est le retrait, en mars dernier, du Di-Antalvic qui a mis le Tramadol sur le devant de la scène. En France, le Di-Antalvic était l'antidouleur le plus consommé, distribué chaque année à plus de 70 millions de boîtes pour 8 millions d'utilisateurs réguliers. A la suite d'études dénonçant le rôle de ce médicament dans des centaines de suicides, au Royaume-Uni notamment, il a été interdit par l'Agence européenne du médicament. En deux ans, 50% des utilisateurs du Di-Antalvic se sont reportés sur des antidouleur moins forts comme le paracétamol, et 35% sur des traitements plus forts dits de « palier 2 » comme le Tramadol. Celui-ci a vu sa consommation grimper de 30% pour arriver à plus de 12 millions de boîtes distribuées l'année dernière.

Outre le produit générique appelé Tramadol, la molécule se retrouve dans une vingtaine de médicaments vendus en France sur ordonnance, comme le Topalgic, Contramal ou Ixprim qui l'associe à du paracétamol. De nombreux médecins dénoncent le recours trop laxiste au Tramadol. « Ce traitement n'est pas anodin, explique Jean-Claude Grange, généraliste. On le prescrit en sortant des urgences hospitalières, y compris aux personnes âgées alors qu'elles sont très fragiles face à ce produit… Il m'arrive d'en prescrire, mais très prudemment ». A Gaza, mais aussi en Egypte ou en Libye, ses effets proches de la drogue sont très recherchés, au point d'avoir suscité une alerte internationale.

La magnétothérapie, des aimants qui soulagent
Publié le 07 juillet 2009
La magnétothérapie consiste à soulager divers types de douleurs grâce à des aimants. Peu d’études scientifiques sont venues prouver l’efficacité de cette méthode. D’ailleurs, personne n’a encore vraiment réussi à expliquer comment les aimants, donc le champ électro-magnétique, parviendraient à soulager les douleurs. Ce qu’il y a de sûr c’est qu’elle fait de plus en plus d’adeptes notamment chez les sportifs et chez les personnes souffrant de douleurs chroniques, comme les personnes âgées. On a l’impression que ces derniers temps, on redécouvre la magnétothérapie. Pourtant, elle ne date pas d’hier. En effet, dès l’Antiquité, elle était utilisée. Le Moyen-Age n’était pas en reste : son utilisation était courante.

Mais, qu’est censée soigner la magnétothérapie ?

Elle soulagerait les douleurs chroniques, comme l’arthrite, le mal de dos. Elle pourrait aussi apaiser la migraine ou l’insomnie.

Elle pourrait aider à la cicatrisation de plaies. Elle accélérait la guérison de fractures qui ont du mal à se soigner.

Certains pensent enfin que les aimants serviraient à soulager l’incontinence urinaire et les acouphènes.

La magnétothérapie est aussi utilisée sur les animaux, sur les chevaux de course notamment.